Une école d'ingénieurs (1918-1960)

Dans l'ambiance nouvelle de l'après-guerre, les conditions paraissaient favorables pour que l'on adapte le niveau de l'École.
Une loi de 1920 lui accorda la personnalité civile.

Elle put ainsi recevoir les concours financiers que les sociétés minières, conscientes de son rôle, désiraient lui apporter.
Le diplôme de maître-mineur fut remplacer par un "diplôme d'ancien élève". Ainsi le but affiché de l'École n'était plus de former des maîtres-mineurs mais, objectivement, aucun titre précis ne pouvait être donné aux postes offerts aux élèves sortants.
C'est en 1933 que l'École prit le titre "d'École Technique des Mines d'Alès". Elle avait désormais pour but de former du "personnel de maîtrise et des géomètres de mines". La formation de conducteurs de travaux miniers y sera ajoutée en 1935.

En 1946, le centenaire fut mis à profit pour relancer une demande de valorisation du diplôme et pour reprendre les démarches en vue de la construction d'une nouvelle école sur le terrain situé à Clavières, cédé gratuitement en 1931. Au début des années 50, 70% des anciens élèves occupaient des fonctions de directeurs, d'ingénieurs ou de chefs d'exploitation.

Toutefois, les élèves sortant avec un diplôme mal défini trouvaient assez difficilement un placement correspondant à leurs espérances. Cette situation provoqua une régression notable du nombre de candidats aux concours d'entrée. Afin de mettre un terme à cette crise, plusieurs conditions parurent indispensables : réalignement du niveau du concours d'entrée, relèvement du nombre de candidats grâce à un campagne d'information, à l'initiative des anciens élèves, et construction d'une nouvelle école.
Le succès de ce nouveau départ devait conduire à l'obtention du diplôme d'ingénieurs.