Le développement (années 1990)

En 1990 a été élaboré le plan de développement décennal de l'École qui prévoit une forte augmentation du nombre d'ingénieurs formés à l'École des Mines d'Alès d'ici la fin de la décennie. Au delà du flux des élèves, le plan de développement décennal prévoit les évolutions en personnel nécessaires pour remplir les différentes missions de l'École ainsi que les moyens en équipements et constructions indispensables. C'est ainsi qu'est construit sur le site Croupillac le nouveau Centre de Génie de l'Environnement Industriel.

La mise en place d'un plan aussi ambitieux impose une stratégie de développement clair, une programmation échelonnée, un management adapté. C'est l'objet du projet de service qui permet de fixe les objectifs de l'École dans ses différentes grandes missions, de les décliner en programmation triennale glissante et de les traduire en plans d'action annuels.

L'École poursuit également, en les amplifiant, diverses actions visant à fortifier son ancrage dans la vie économique régionale et locale. Ainsi, elle participe aux pôles de transferts technologiques régionaux, lesquels ont pour but de faciliter le transfert du savoir technologique des organismes de recherche vers l'industrie. L'École participe aussi à des actions dans le cadre du plan de soutien à l'économie du bassin d'Alès qui vise à revitaliser et à développer le tissu industriel alésien, par le biais notamment du Fonds d'Industrialisation du Bassin d'Alès (FIBA).

En ce début des années 90, l'École commence à s'interroger sur la possibilité de créer de nouvelles structures de l'établissement dans les domaines de la recherche et de la formation de spécialité dans des zones en plein essor industriel. La décentralisation réussie à Pau d'un laboratoire de recherche rattaché au Centre des Matériaux de Grande Diffusion, est le premier pas de cette stratégie d'ouverture. Par une convention signée en mai 91, l'École des Mines d'Alès et Hélioparc Pau-Pyrénées, technopôle palois, décidaient d'œuvrer pour initier une structure de recherche technologique sur le thème des poudres minérales colorées, dont le Béarn est gros producteur.

Le partenariat avec l'École pour les Études et la Recherche en Informatique et Électronique (EERIE) de Nîmes et plus particulièrement la création, en octobre 94, d'un laboratoire commun à Nîmes s'inscrit également dans cette stratégie.

En septembre 1998, cet accord de partenariat se poursuit par la création d'un établissement unique, Ecole des Mines d'Alès, avec le développement à Nîmes d'un site denommé EERIE dédié à l'informatique, à l'électronique, aux réseaux et aux nouvelles technologies de l'information et de la communication.